Prévention Nos campagnes La campagne « Stop aux dettes »

La campagne « Stop aux dettes »

Nous avons le plaisir de vous présenter la campagne de prévention du surendettement “Stop aux dettes”, créée en collaboration avec le Réseau belge de lutte contre la pauvreté (BAPN), le Centre d’Appui – Médiation de Dettes, l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement et SAM, steunpunt Mens en Samenleving vzw. 

Cette campagne est à l’origine du colloque du 16 septembre “Prévenir et lutter ensemble contre le surendettement : regards croisés pour une meilleure prise en charge de la dette”, conçu comme son axe réflexif et politique. 

Elle comprend également la diffusion de nouveaux témoignages vidéo sur l’expérience du surendettement, visant à faire passer nos messages de prévention directement auprès du grand public.  

Perte d’emploi, séparation, maladie, hausse du coût de la vie, crédits accumulés… Le surendettement ne concerne pas uniquement les ménages les plus précaires. Chaque année, des milliers de personnes basculent dans une spirale d’endettement dont il est difficile de sortir. 

Face à cette réalité souvent méconnue et encore taboue, la campagne « Stop aux dettes » entend sensibiliser le grand public, prévenir les situations à risque et faire connaître les solutions existantes. 

Comme 1 Belge sur 5, Nadia, Kees, Bianca, Véa et Christine ont connu le surendettement. Découvrez leurs récits sur stop-aux-dettes.be.  

A travers ces histoires personnelles, vous pourrez faire résonner auprès de votre public les différents messages de la campagne : 

  • Ce n’est pas forcément de votre faute 
  • Faites valoir vos droits 
  • Agissez dès maintenant 

Vous trouverez davantage d’informations sur le site stop-aux-dettes.be. 

Découvrez les témoignages de cinq personnes qui ont accepté de nous partager leur parcours

Bianca 

Bianca tenait un magasin de location de vidéos à son compte. Avec l’arrivée du numérique, sa boutique a fait faillite. Elle était tellement accaparée par cette faillite qu’elle n’a pas réalisé que sa situation familiale était sur le point d’exploser. Lors du divorce, des imprécisions ont été commises, ce qui lui a valu de lourdes dépenses liées à la vente de son logement privé. 

Christine 

Christine s’est retrouvée en difficulté financière suite au décès de son compagnon. En pleine pandémie de Covid, elle n’a pas pu trouver d’aide face à la complexité des tâches administratives liées au décès. Elle a beaucoup de mal à y voir clair dans sa situation. De toute évidence, il y a eu un problème quelque part, de sorte qu’elle se retrouve aujourd’hui accablée par les dettes de son défunt compagnon. 

Kees 

Kees a travaillé toute sa vie, d’abord aux Pays-Bas, puis en Belgique lorsqu’il s’y est installé. Mais un jour, d’importants problèmes de santé l’obligent à s’arrêter. Il est reconnu invalide, mais ses années de travail aux Pays-Bas ne sont pas prises en compte dans le calcul de son indemnisation. Il ne perçoit donc qu’une très faible allocation et, très vite, il n’est plus en mesure de faire face à ses frais fixes et médicaux. 

Nadia 

À la naissance de ses enfants, Nadia décide de rester à la maison pour s’occuper d’eux. Mais lorsque son mariage tourne mal, elle doit reprendre le chemin du travail. La paperasse, les enfants, la famille, le divorce… c’est un peu trop de choses à gérer en même temps. Certaines factures restent impayées et Nadia s’enfonce de plus en plus dans les dettes, jusqu’à ce qu’elle trouve quelqu’un pour l’aider. 

Véa 

Véa était indépendante dans le domaine des ressources humaines. Lorsque la pandémie éclate, elle se retrouve sans missions. Devant payer la TVA et les impôts, elle est rapidement confrontée à un problème de trésorerie. Elle s’enfonce alors de plus en plus dans les difficultés jusqu’à devoir mettre fin à son activité d’indépendante, la pression financière devenant trop lourde à supporter.  


Avec le soutien du SPP Intégration sociale, du SPF Economie, et des ministres fédéraux Frank Vandenbroucke, Rob Beenders et Annelies Verlinden.